
Quelle doit être, chez les hommes, la durée d’abstinence sexuelle optimale avant la mise en œuvre d’un projet de procréation assistée ? L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans ses recommandations, déconseille d’éjaculer deux à sept jours avant de fournir un échantillon de sperme pour une analyse, un traitement de la fertilité ou une procédure d’assistance médicale à la procréation (AMP).
Mais une abstinence sexuelle plus courte pourrait être préférable pour améliorer la qualité du sperme, suggère une méta-analyse publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society.
Au total, les chercheurs ont compilé 115 études humaines, représentant 54 889 hommes issus de 31 pays, ainsi que 56 études conduites chez 30 espèces animales. Au total, l’effet observé chez l’homme est significatif mais modeste : plus la durée de stockage spermatique augmente via l’abstinence, plus les paramètres de qualité se dégradent. Les altérations les plus nettes concernent le stress oxydatif, les dommages de l’ADN, la viabilité et la mobilité. En revanche, l’effet n’était pas significatif sur la morphologie, la vitesse spermatique, le taux de fécondation ou la qualité embryonnaire dans les données humaines disponibles.
Doit-on recommander la masturbation aux primates ?
Dans ces études, les durées d’abstinence variaient de quelques heures à plusieurs semaines. « Une abstinence de moins de deux jours produisait des éjaculats de meilleure qualité », résume pour Le Monde Krish Sanghvi, doctorant à l’université d’Oxford et coauteur principal de ces travaux. En outre, chez les primates, la masturbation fréquente augmente la qualité du sperme. « Ces résultats, combinés aux nôtres, suggèrent que la masturbation masculine pourrait présenter un avantage adaptatif : elle permettrait d’éliminer les spermatozoïdes endommagés », soulignent les auteurs de cette méta-analyse dans The Conversation.
Pour la pratique, les auteurs ne concluent pas à la nécessité d’abandonner les recommandations actuelles, mais invitent à une approche plus nuancée. Leur interprétation est que le temps optimal d’abstinence pourrait dépendre de l’objectif recherché. Lorsqu’on vise un éjaculat complet, comme en fécondation in vitro conventionnelle, il faut trouver un compromis entre quantité et qualité. En revanche, lorsqu’un seul spermatozoïde de bonne qualité est nécessaire, comme en FIV ICSI, des durées plus courtes pourraient être avantageuses. Les auteurs soulignent toutefois que, chez l’homme, l’effet global reste faible et que toute extrapolation en clinique doit donc être prudente.
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