Les «hommes rongeurs», nouvel idéal masculin : le phénomène qui divise

Les «hommes rongeurs», nouvel idéal masculin : le phénomène qui divise
Les «hommes rongeurs», nouvel idéal masculin : le phénomène qui divise
L’acteur Mike Faist, tête d’affiche du film Challengers et ambassadeur par excellence du phénomène des «hommes rongeurs» selon les internautes. (Met Gala, New York, 6 mai 2024) Gilbert Flores/Variety via Getty Images

Sur les réseaux sociaux, le terme de «rodent men» décrit une catégorie d’hommes célèbres qui ne cochent pas les cases des canons de beauté occidentaux «traditionnels». Devenu aussi viral que clivant, l’avènement de ce stéréotype suscite des réactions controversées.

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une étude scientifique expérimentale qui aurait mal tourné. Le terme «d’hommes rongeurs» («Rodent men» en anglais) n’est autre qu’une énième expression «tendance» née sur les réseaux sociaux et utilisée pour décrire un nouveau phénomène viral : l’obsession des internautes, en particulier de la Gen Z, pour ces personnalités masculines au physique «atypique», qui exercent sur eux une attractivité hors du commun. À tel point que les vidéos à ce sujet cumulent des millions de «vues» sur TikTok et que de nombreux médias anglo-saxons érigent ces hommes au statut de nouveaux «sex-symbols». Parmi les visages les plus connus qui reviennent pour illustrer cette allure, on trouve ceux des acteurs montants à Hollywood, tels que l’Américain Jeremy Allen White (héros de la série The Bear), l’Irlandais Barry Keoghan (révélé dans le film Saltburn sur Prime), ou encore le franco-américain Timothée Chalamet.

Des «Stuart Little humains»

D’après nos confrères Outre-Atlantique, tout est parti du film Challengers de Luca Guadagnino, sorti au cinéma en avril dernier, et en particulier de ses têtes d’affiche masculines. «Internet a décrété que Mike Faist et John O’Connor ressemblaient à des versions humaines (sexy ?) de Stuart Little», raconte le journaliste du New York Times , Alex Vadukul.

Dans un autre article de la revue de mode britannique Dazed paru en mai dernier, la journaliste Serena Smith explique que «les beaux hommes rongeurs sont généralement plus sveltes que musclés, avec des traits plus pincés et anguleux», et qu’ils possèdent quelque chose d’«un peu bizarre» qui les rend «sexy et drôles», opposant ce type de masculinité à celle du «golden retriever boyfriend». Et surtout, elle note : «Ils ne sont souvent pas beaux d’un point de vue conventionnel, mais cela ne fait que les rendre plus sexy.»

L’acteur Jeremy Allen White, considéré comme une référence d’«homme rongeur sexy» par les internautes. (Annual Screen Actors Guild Awards, Los Angeles, 24 février 2024) Leon Bennett/GA /The Hollywood Reporter via Getty

Des propos «réducteurs»

Mais cette dernière phrase a hérissé le poil de certains. En effet, même si la journaliste Serena Smith affirme qu’«être beau rongeur n’est pas une insulte», le caractère dépréciatif et caricatural de cette description a suscité de nombreuses controverses sur les réseaux sociaux. Quand les actrices se retrouvent malgré elles réduites à leur physique jugé «sexy» plutôt qu’à leur performance, des acteurs se voient érigés en modèles de sex-appeal grâce à leurs traits «désavantageux»… et cela ne plaît pas au public. Sur «X», certains estiment que «l’étiquette des hommes rongeurs est problématique», expliquant qu’il est inapproprié de «réduire ces hommes au sommet de leur carrière à des rongeurs», quand d’autres déplorent qu’il s’agisse d’une «manière gentillette de qualifier ces personnes de moches».

La stupéfaction est manifeste. «Des hommes rongeurs ? Pouvez-vous être plus insultant et sourd ? Il n’y a rien de mal à avoir les caractéristiques décrites, à être mince ou ressembler à tout ce qu’ils pensent associer à des caractéristiques murines (relatives au rat ou à la souris, NDLR)», s’insurge un internaute. «Des hommes qui ressemblent à des souris ou à des rats ? Les hommes qu’ils décrivent sont tous beaux et je peux comprendre ce qui attire les gens, mais quelle description dégueulasse», ajoute un autre. «Vous ressemblez à une truie durement allaitée, mais ne vous inquiétez pas. C’est tendance, c’est sexy», ironise quelqu’un. D’autres ont relevé un caractère sexiste ou même raciste à ces propos. «Arrêtez avec ce terme d’hommes rongeurs sexy. Nous serions contrariés si nous assimilions la beauté des femmes à la vermine», «Je n’arrive pas à croire à quel point cette histoire d’hommes-rongeurs a décollé. C’est tellement stupide et centré sur les blancs», peut-on lire également de la part d’utilisateurs de «X» outrés.

Un archétype jugé «antisémite»

Au-delà de la dimension stigmatisante purement esthétique, de nombreux internautes reprochent également un penchant «antisémite» à cet archétype. «Je n’apprécie pas à quel point les gens sont à l’aise en disant que Josh O’Connor et Timothée Chalamet sont des « hommes rongeurs » alors qu’ils sont tous les deux juifs et que décrire les juifs comme des rats est une insulte antisémite connue. Je comprends que ce n’est pas ce que beaucoup d’entre vous voulaient dire, mais c’est une pente glissante», «Nous devons arrêter avec ce truc d’hommes rongeurs, car vous continuez à citer notamment des hommes juifs comme exemples et je ne devrais pas avoir à expliquer ce que cela implique», lit-on notamment parmi les publications sur la plateforme.

L’acteur Josh O’Connor, tête d’affiche du film «Challengers» et ambassadeur par excellence du phénomène des «hommes rongeurs» selon les internautes. (Met Gala, New York, 6 mai 2024) Gilbert Flores/Variety via Getty Images

«Sentiment de sécurité» et «rejet de l’IA»

Alors, au-delà de la polémique, pourquoi ces hommes rongeurs attirent-ils soudainement l’attention à ce moment précis de l’Histoire ? «Il y a quelque chose dans le fait qu’ils ne soient pas des stéréotypes masculins qui pourrait permettre aux femmes de se sentir en sécurité», estime la journaliste Gina Cherelus du New York Times dans le même papier cité plus haut, articulé comme une discussion autour de la thématique.

Avec sa collègue Stella Bugbee, elles avancent toutes deux une autre théorie : celle d’un lien avec le rejet de l’IA et de l’abus des applications de retouches ces dernières années. «Si on nous propose une fausse perfection, nous aspirerons aux imperfections humaines. Nous voulons savoir que les personnes que nous trouvons sexy ont du sang dans les veines et sont le produit de deux humains combinant leurs gènes. Nous voulons voir la vulnérabilité d’un visage asymétrique», suggère Gina Cherelus. Mickey Mouse et Speedy Gonzales n’ont qu’à bien se tenir.

Les stars masculines en maillot de bain

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